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  • Message aux TSTI !!!

    Andy Warhol

    Pittsburg , Pensylvannie, 1928 - New York , 1987

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     Andy Warhol, Ten Lizes, 1963 - Huile et laque appliquées en sérigraphie sur toile - 201 x 564,5 cm

     

     

    En 1963, lorsque Warhol réalise cette toile, Elizabeth Taylor est au centre de l'actualité médiatique : sa prestation dans le Cléopâtre de Joseph Mankiewicz est vivement contestée, elle est « trop grasse » et « trop bien payée », dit un critique à la sortie du film le plus cher de l'histoire du cinéma.

    Toutefois, Warhol n'utilise pas dans cette œuvre une photographie contemporaine, mais un cliché probablement commandé par les studios de la Columbia Pictures, pour la promotion d'un autre film, Soudain, l'été dernier, tourné par le même Joseph Mankiewicz en 1959.

    Cette photographie appartenait à Warhol, parmi une cinquantaine d'autres portraits de Liz Taylor. L'artiste, en donnant à voir cette image, invite à comparer les traits de l'actrice, avant et après la pneumonie virale qui avait menacé de l'emporter en 1961. Le portrait glamour de 1959 prouve que l'enregistrement photographique a d'ores et déjà immortalisé celle-ci au moment de l'apogée de sa beauté, ce que Warhol, avec cette toile, rappelle à la mémoire du public.

    Il utilise ici le procédé sérigraphique qui consiste à reporter mécaniquement une image sur une toile en la réduisant à ses traits essentiels. Dépouillée de ses détails, la forme acquiert une plus grande efficacité visuelle. Outre ce pouvoir, cette technique, issue de l'industrie publicitaire pour laquelle Warhol a travaillé, lui permet d'approcher son idéal d'objectivité, selon lequel la perfection serait la reproduction à l'identique. Cette opération aurait pour effet de séparer l'image des significations qu'on lui attribue pour n'en conserver que l'apparence, l'image pure.

    Pourtant, la multiplication des portraits de « Liz » ne satisfait pas à l'exactitude de la reproduction : aucune image n'est identique à l'autre.

    Avec cette œuvre, Warhol s'achemine vers le cinéma qu'il pratique dès la fin de l'année 1963 : d'une peinture composée sur le modèle d'un photogramme et représentant l'actrice la plus emblématique d'Hollywood, il passe à la réalisation de films expérimentaux qui sont comme la dilatation dans le temps d'un arrêt sur image.

     

    (extrait de l'excellent dossier du centre G. Pompidou sur le Pop Art)

  • L'OBJET

    Nous venons de démarrer le deuxième sujet d'EPF en Première par une lecture longue et pénible de celui-ci... Bon, d'accord, les titres des oeuvres n'étaient pas bien mis en page, mais j'espère que ces 3 heures n'auront pas été inutiles !

    Il est extrèmement important de passer du temps à décortiquer et à analyser, voire enrichir (vocabulaire, noms de plasticiens, évènements historiques, sociaux ou industriels de l'époque...) un énoncé...

    En tout cas, il ressort de ce travail d'analyse les éléments essentiels suivants :

    Choisir un objet chargé émotionnellement (un objet propre à chacun, ayant une histoire, une importance...)

    Le confronter à l'un des quatre champs repérés à la lecture des annexes : représenter, détourner, s'approprier ou mettre en scène l'objet

    Se référer visuellement à un courant, voire un plasticien ayant traité de l'objet au XXème siècle

    Utiliser de manière lisible le principe de "permutation"...